Un jour, tu te balades Place de Jaude. Tu passes devant les vitrines pour finir devant la statue du roi arverne Vercingetorix.

Au bout de son épée, un drapeau de l’ASM. Après la photo de circonstance, tu te retournes et contemples le magnifique sommet du Puy de Dôme : « C’est beau ! Mais qu’est-ce que c’est loin ! ». Commence à ce moment-là le défi de la montée du PDD…!

La montée du PDD fait partie de ces épreuves locales ayant une aura incompréhensible. Pour s’inscrire, pas de pub, pas de page Facebook, pas de site Internet. L’info se passe uniquement par bouche à oreille, ou pour les plus téméraires, en appelant un téléphone portable trouvé sur Internet. Pour le départ, pas besoin de mettre le réveil à 6h pour manger un gatosport. PDD__1

Une bonne grasse mat’, un plat de pâtes, pour un coup de sifflet à 16h mi-juin sous 30° à l’ombre ! Sans s'attendre à un tel engouement, tu te retrouves sur la ligne de départ (ou plutôt sur les rails du tram) avec 400 coureurs venus jouer la gagne ou juste terminer ce célèbre périple de 15 km, avec 1100m D+, et 25m D-…

Après une place de 109e sur 420 l’année dernière en 1h41, je vise 1h35 pour cette année (faut bien se mettre des objectifs). Et pour gagner du temps sur une distance courte, y’a pas 36 solutions. J’attaque donc dès le départ sur un rythme assez élevé. Les sensations sont bonnes jusqu’au début de la voie romaine avec sa pente à 30 000%. A partir de là, première ouverture de capot ! J’attends avec impatience le 1er ravito qui se trouve à l’ombre du stade du Colombier. Le mental revient légèrement en voyant 2 min de moins sur le chrono par rapport à 2016. Je reste dans le rythme et nous courons à plusieurs jusqu’au rond-point de la Font de l’Arbre. Là, je constate avoir perdu toute l’avance. Je me fais doubler par la première féminine juste avant le 3eravito (« quand une femme te double, mets ton ego de côté si tu ne veux pas exploser »).

Clignotant à droite, je me rabats donc dans ma file… Arrivé au col de Ceyssat, dernier ravito, dernier verre d’eau sur la tête, et on attaque les Muletiers. Et là, coup de bambou derrière les oreilles ! Je m’étais tellement découvert et aspergé que j’avais pris froid au ventre dans les passages à l’ombre. Une envie de vomir horrible et les jambes dans la boîte à gants. La cavalerie me passe devant et je perds 8 places, dont la 2e féminine qui relance en courant sous mon nez (c’est beau d’avoir encore autant de jus…). Je m’en sors en redoublant 2 personnes sur le chemin de ronde du sommet pour finir en 1h44 avec une 69eplace malgré tout.

Au final, la montée du Puy de Dôme est et restera une course à part. Que ce soit pour son manque d’organisation pour certains, ou le défi qu’elle représente pour d’autres, elle ne peut laisser insensible.

Actu Mathieu H