1er raid long de l’année pour Dav et moi, tandis que Ju et Fran ont débloqué le compteur depuis bien longtemps. Ca sera un bon repère pour notre préparation de la Corse.

Equipe Juliette / François / Steve / David

Après un briefing relativement brouillon nous finissons les préparatifs et enchainons une courte nuit. Dav initie un échange sur l’esprit compét à tenir, c’est très fédérateur. Excellente initiative. Départ en masse à 6H dans les rues d’Avallon par une belle CO report ludique et enchainons sur un trail’O que nous réalisons avec les petits suisses normands. A ce moment là nous sommes en tête de la course, les autres grosses équipes n’ayant pas aussi bien réussi l’urbain.

Départ du 1er VTT (S2) et direct on se rends compte que les cartes ne seront pas des plus fiables avec des balises à chercher à pied en marge des chemins. Généralement les spots sont sympa mais cela n’a aucun intérêt si ce n’est que l’on donne systématiquement les postes aux équipes que l’on a précédemment lâché à la régulière. Dav est perturbé et donne la carte à Fran, Ju est agacé et force pour que l’on ne se fasse pas sucer la roue. Cela met du temps à se décanter, mais l’on fini par s’isoler avec FMR. La dernière balise, en aller-retour, permet de juger les écarts : nous sommes 6 équipes en 10 minutes. Gros rythme mais rien ne se décante. Idem sur le packraft. Nous sommes efficaces à la transition puis la partie lac est bien sympa. Ensuite portage pour aller naviguer sur le Chaleaux. Nous décidons de courir sur ce gros kilomètre. Erreur, nous laissons les sacs dans le bateau et je me flingue le dos. La rivière est vraiment sportive, on se régale. Dans un classe 3 on se cravate avec Dav, Ju et Fran se renversent. Il y en a dans tous les sens ! Dans cette mésaventure nous perdons des sacs de nourriture, mais surtout nos baudriers. Erreur de débutant, ils n’étaient pas rangés dans des sacs. Nous finissons la navigation puis la transition avec moins de conviction. Sur la S4 (trek) il nous sera impossible de faire le rappel, nous serons donc hors course. Trop le sum !

Le départ du trek est mou, ça discute avec deux autres équipes. Je relance le rythme et nous arrivons à nous mobiliser. Le dos me tiraille. Au vue de la chaleur et la longueur (32km) nous prenons un maximum d’eau. Ce trek n’est pas trop compliqué en orientation, notre navigation est propre. Nous sommes avec FMR lorsque l’on arrive au rappel, on le shunt donc. Cela nous fait gagner 15 minutes, mais perdre des points. S’en suis quelques passages rugueux. On trouve une rivière et rechargeons en eau. On retrouve également Vertical Raid Orbe et sentons qu’ils n’ont pas la niak pourtant ils sont seconds. Etrange. Nous, continuons à garder un bon rythme. On fini la section et enchainons sur S5 (VTT) peu avant la tombée de la nuit. Avec Fran nous orientons ce début de section sans trop d’encombre. A la nuit Dav reprend la carte et sa fraicheur est un plus. Nous sommes bien complémentaires et trouvons assez aisément les bons choix d’itinéraires, et les exécutons. Nous ne perdons pas trop de temps avec les balises à récupérer en aller-retour pédestre, ni les quelques faussitudes de la carte. Néanmoins je n’arrive pas à faire passer le mal de dos et commence à sacrément m’inquiéter pour la section packraft qui va arriver. Je n’en fais pas part aux équipiers, erreur. Nous finissons la section au milieu de la nuit, de nouveau avec FMR.

Lors de la transition, et à la vue de la carte de la section packraft je ne me sent vraiment pas apte de partir sur la section. Les 15 premier kilomètre il faut porter tout le matériel pour finir par la navigation. Je l’imagine comme trop douloureuse et ne veut pas compromettre mon été (la préparation du RIF) donc jette lâchement l’éponge.

Nous faisons une courte pause, et repartons sur l’ultime VTT que l’on tracera au plus court. A la fin de la nuit nous faisons une sieste de 30 minutes. Pour la majorité d’entre nous la fatigue est intense et que nous sommes « hors course », inutile de prendre des risques disproportionnés.

 Même si l’on peut considérer le résultas comme un échec cette course sera pour nous un bon jalon dans la préparation en vue de la Corse. Nous avons pleins d’enseignement ultra positif et encourageant. Pour ma part je cible mieux ce qu’il reste à travailler et améliorer pour être en capacité de finir l’ARWC tout en y prenant du plaisir!

Steve

Equipe Gaël, Zeline, Leslie, Marga

Une longue balade en forêt ! Voilà comment résumer ce raid de 30 h max non-stop en équipe inséparable de 4. Ce format est une première pour la moitié de l’équipe. Zeline et Gaël n’ont jamais fait aussi long, et on est curieux de savoir comment on va vivre tout ça. Mais à la veille du départ, point logistique et on bataille à peser les sacs packrafts et cordes qui doivent faire au maximum 35,5 kg. Avant de les laisser à l’organisation, on fourre ce qu’on peut de nourriture dedans. Le raid est en autonomie totale sur la bouffe, et nous, on a déjà faim ! Contre le sommeil, on a scotché des canettes de Redbull sur les cadres des vélos. Encore quelques réglages à la frontale et au lit !

Réveil à 4h30, départ à 6h à Avallon. La première section est une CO qui débute dans la ville, on brandit notre rapporteur pour reporter les balises sur la carte et c’est parti. Rapidement on enchaine dans les bois. Les équipes s’éparpillent.

Après 2h30, on retrouve nos VTT pour débuter la 2e section qui durera 5h (avec du portage dans le pentu). De manière générale, les sections sont très longues et nous amènent sur des territoires étendus. De fait, on articule 3, 4, 5 cartes par section, pas toujours à la même échelle et c’est une gageure de tout combiner pour tracer l’itinéraire. Leslie fait un sacré boulot d’orienteuse, on tente de la relayer par moments, avec plus ou moins de talent…

 La 3e section, c’est packraft ! Là on ne commence pas au bord de l’eau, non non non, on part en portant le matos (les fameux 35,5 kg…) par monts et par vaux pour finalement trouver un lac et pouvoir gonfler les engins grâce à leurs poches ‘parachute’. Petit aparté aux responsables achats du Club : On mérite un petit gonfleur électrique ! C’est sûr qu’on a perdu des places au classement général avec cette méthode traditionnelle ! J Ceci dit, on était gonflés quand même, alors on est partis naviguer sur le lac de Chaumeçon, puis on a débarqué et on a porté tout ça sur nos têtes jusqu’à la rivière en contrebas du barrage. L’eau était rudement fraiche, on a mis nos combinaisons (on avait vraiment pensé à tout !) et c’est parti dans les rapides du Chalaux (classe 3). Bonne rigolade, on se retourne, on fait des tête-à-queue, on prend les rapides en marche arrière, la navigation est aléatoire mais efficace et on finit la section bien rafraichis.

Section 4, on part en trek avec des azimuts dingos en forêt. On opte pour de la marche rapide, ça fait déjà 12h qu’on est en course et ça nous fait du bien de nous dégourdir les jambes. On fait le choix stratégique de ne pas aller chercher les balises les plus éloignées, et les mieux cotées, donc on se résout à zapper la descente en rappel. Trop loin, on ne passerait pas la barrière horaire de fin de section. Le choix est difficile, l’envie était là et et on crapahute quand même avec le matos adéquat depuis des heures… Mais choix judicieux car on met quand même 5h à finir cette section et à rejoindre les VTT.

Section 5, cette fois il fait nuit, on mange, on équipe les vélos, on étudie les cartes, on enfile nos gilets fluos, on part, on a froid, on s’habille, on a chaud, on se déshabille, on est fatigués. Alors que la nuit avance, on croise ça et là des raideurs endormis en vrac au bord des sentiers. C’est amusant de comparer les stratégies des équipes, quand, où s’arrêter, et combien de temps. Pour notre part, on s’accorde une sieste bienvenue de 15 mn dans un champ avant de repartir. Et au lever du jour, on termine la section. On mange, on redort 10 mn dans l’humidité du matin et on est tous d’accord pour shunter totalement la section suivante, bien trop exigeante (longue CO avec portage de packraft + rivière). Rétrospectivement, on note qu’au fur et à mesure du raid, témoin de notre état de fatigue, on passe de plus en plus de temps sur les AT, jusqu’à plus d’une heure sur cette dernière qu’on gère un peu au ralenti. Mais le moral est bon, on rigole toujours et on repart donc à nouveau à VTT pour la dernière section. La matinée est belle, on traverse enfin un joli village, Vézelay, après plus de 24h dans les bois. Des effluves de viennoiseries nous font saliver mais la boutique est encore fermée, pas le choix que de continuer. Encore quelques grimpettes, quelques balises et on termine à 11h, une heure avant la barrière horaire.

Actu Zeline