1er raid long de l’année pour Dav et moi, tandis que Ju et Fran ont débloqué le compteur depuis bien longtemps. Ca sera un bon repère pour notre préparation de la Corse.

Après un briefing relativement brouillon nous finissons les préparatifs et enchainons une courte nuit. Dav initie un échange sur l’esprit compét à tenir, c’est très fédérateur. Excellente initiative. Départ en masse à 6H dans les rues d’Avallon par une belle CO report ludique et enchainons sur un trail’O que nous réalisons avec les petits suisses normands. A ce moment là nous sommes en tête de la course, les autres grosses équipes n’ayant pas aussi bien réussi l’urbain.

Départ du 1er VTT (S2) et direct on se rends compte que les cartes ne seront pas des plus fiables avec des balises à chercher à pied en marge des chemins. Généralement les spots sont sympa mais cela n’a aucun intérêt si ce n’est que l’on donne systématiquement les postes aux équipes que l’on a précédemment lâché à la régulière. Dav est perturbé et donne la carte à Fran, Ju est agacé et force pour que l’on ne se fasse pas sucer la roue. Cela met du temps à se décanter, mais l’on fini par s’isoler avec FMR. La dernière balise, en aller-retour, permet de juger les écarts : nous sommes 6 équipes en 10 minutes. Gros rythme mais rien ne se décante. Idem sur le packraft. Nous sommes efficaces à la transition puis la partie lac est bien sympa. Ensuite portage pour aller naviguer sur le Chaleaux. Nous décidons de courir sur ce gros kilomètre. Erreur, nous laissons les sacs dans le bateau et je me flingue le dos. La rivière est vraiment sportive, on se régale. Dans un classe 3 on se cravate avec Dav, Ju et Fran se renversent. Il y en a dans tous les sens ! Dans cette mésaventure nous perdons des sacs de nourriture, mais surtout nos baudriers. Erreur de débutant, ils n’étaient pas rangés dans des sacs. Nous finissons la navigation puis la transition avec moins de conviction. Sur la S4 (trek) il nous sera impossible de faire le rappel, nous serons donc hors course. Trop le sum !

Le départ du trek est mou, ça discute avec deux autres équipes. Je relance le rythme et nous arrivons à nous mobiliser. Le dos me tiraille. Au vue de la chaleur et la longueur (32km) nous prenons un maximum d’eau. Ce trek n’est pas trop compliqué en orientation, notre navigation est propre. Nous sommes avec FMR lorsque l’on arrive au rappel, on le shunt donc. Cela nous fait gagner 15 minutes, mais perdre des points. S’en suis quelques passages rugueux. On trouve une rivière et rechargeons en eau. On retrouve également Vertical Raid Orbe et sentons qu’ils n’ont pas la niak pourtant ils sont seconds. Etrange. Nous, continuons à garder un bon rythme. On fini la section et enchainons sur S5 (VTT) peu avant la tombée de la nuit. Avec Fran nous orientons ce début de section sans trop d’encombre. A la nuit Dav reprend la carte et sa fraicheur est un plus. Nous sommes bien complémentaires et trouvons assez aisément les bons choix d’itinéraires, et les exécutons. Nous ne perdons pas trop de temps avec les balises à récupérer en aller-retour pédestre, ni les quelques faussitudes de la carte. Néanmoins je n’arrive pas à faire passer le mal de dos et commence à sacrément m’inquiéter pour la section packraft qui va arriver. Je n’en fais pas part aux équipiers, erreur. Nous finissons la section au milieu de la nuit, de nouveau avec FMR.

Lors de la transition, et à la vue de la carte de la section packraft je ne me sent vraiment pas apte de partir sur la section. Les 15 premier kilomètre il faut porter tout le matériel pour finir par la navigation. Je l’imagine comme trop douloureuse et ne veut pas compromettre mon été (la préparation du RIF) donc jette lâchement l’éponge.

Nous faisons une courte pause, et repartons sur l’ultime VTT que l’on tracera au plus court. A la fin de la nuit nous faisons une sieste de 30 minutes. Pour la majorité d’entre nous la fatigue est intense et que nous sommes « hors course », inutile de prendre des risques disproportionnés.

 Même si l’on peut considérer le résultas comme un échec cette course sera pour nous un bon jalon dans la préparation en vue de la Corse. Nous avons pleins d’enseignement ultra positif et encourageant. Pour ma part je cible mieux ce qu’il reste à travailler et améliorer pour être en capacité de finir l’ARWC tout en y prenant du plaisir!

Steve